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Histoire du Football au Maroc

Depuis des décennies, le Maroc est une puissance footballistique sur le plan africain et arabe. En témoignent quelques grands joueurs qui ont marqué l'histoire du football en Afrique et en Europe, depuis feu Hajd Larbi Benbarek, surnommé la "perle noire", qui fut l'un des rares représentants du tiers-monde sélectionné en équipe de France dans les années 40. Les Lions de l'Atlas ont pu se faire un nom sur la scène mondiale, mais ils ont toujours eu des difficultés à briller sur le plan continental.

-  Le football au temps du protectorat

Voilà près de 100 ans que le royaume a découvert le ballon rond. Un sport qui a rapidement passionné le pays, mais également cristallisé les enjeux politiques .Contrairement à ce qui s’est passé dans d’autres pays du monde, ce ne sont pas des marins anglais qui ont introduit la pratique du football au Maroc, mais bien des militaires et des colons français. Officiellement, la première compétition et les premiers matchs n’ont commencé qu’en 1916. Mais d’autres sources affirment que des matchs de football ont bien été joués quelques années avant cette date. Houcine Hayani, l’un des pionniers de la presse sportive du royaume, affirme que la toute première rencontre de football sur le sol marocain a été disputée en 1913, soit un an seulement après l’établissement du protectorat. Le match aurait eu lieu à Aïn Taoujdate et aurait opposé une équipe de colons de Fès à une autre de Meknès.

Quoi qu’il en soit, l’année 1913 connaît la création des tout premiers clubs de football et, parmi eux, l’Union Sportive Marocaine de Casablanca (USM) qui va, à lui seul, symboliser toute une époque, celle du football colonial. En 1916, le coup de sifflet est donc donné pour le démarrage de la première compétition officielle, la Ligue du Maroc. L’ancêtre du championnat actuel débute avec des clubs où évoluent des joueurs exclusivement européens. Sur le plan administratif, la Ligue est placée sous la tutelle de la Fédération française de football (FFF). Celle-ci compte alors 22 ligues régionales, dont 5 en Afrique du Nord (Maroc, Oran, Alger, Constantine et Tunisie).

Pour la première saison, c’est le CA de Casablanca qui remporte le titre, devenant ainsi le premier champion de l’histoire du Maroc. Une année plus tard, commence le règne de l’USM qui réussira à rafler trois titres d’affilée. Après la fin de la Grande guerre en Europe, la supériorité des clubs casablancais cesse pour un certain temps, puisque c’est l’Olympique Marocain, un club rbati, qui domine la Ligue pendant quatre années de suite. La première moitié de la décennie 1920 est aussi caractérisée par l’apparition des premiers joueurs marocains dans les clubs du championnat. L’un de ces joueurs n’est autre que Mohamed Ben Lahcen Tounsi Afani, alias le Père Jégo. Après avoir été le tout premier bachelier de l’histoire du Maroc, le Père Jégo s’est découvert une passion pour le football en allant étudier en France en 1919. Ses études de banquier terminées, il rentre au Maroc en 1922, où il intègre les rangs de l’Union Sportive Athlétique de Casablanca (USA). La carrière de ce joueur n’est pas brillante, mais il reste à cette époque l’un des rares joueurs marocains à évoluer au sein de la Ligue. Quelques décennies plus tard, son génie footballistique sera reconnu comme entraîneur et son nom restera pour toujours associé au Raja de Casablanca.

    

- Débuts du football « indigène »

Entre-temps, les équipes ne cessent de se multiplier et commencent à manquer d’effectifs. C’est d’ailleurs la période où les premiers clubs dits musulmans voient le jour. Mais ce n’est qu’en 1932 que la Résidence générale reconnaît officiellement l’Association Rabat-Salé comme la première équipe musulmane. Au nord du pays, d’autres équipes de ce genre ont pu voir le jour bien avant leurs consœurs sous influence française. Dès l’établissement de la zone internationale de Tanger en 1923, un premier club marocain, l’Association Maghrib Al Aqsa, a été autorisé dans la ville du détroit. Mais l’absence d’un tournoi régional dans cette zone, ainsi que dans tout le Maroc espagnol, contraint les clubs de cette région à sombrer dans les divisions inférieures du championnat d’Espagne. La seule exception sera l’œuvre de l’Atletico de Tétouan, qui réussira pendant la saison 1950-1951 à monter en première division espagnole pour jouer contre des clubs tels que le Real de Madrid et le FC Barcelone.

Retour en zone de protectorat français, où l’année 1926 marque une nouvelle étape dans l’évolution du football au Maroc. Après avoir rejoint le Championnat d’Afrique du Nord, les clubs du royaume ont cette fois l’occasion de se mesurer chaque saison à leurs homologues d’Algérie et de Tunisie. Pourtant, ce n’est qu’en 1932 que l’USM de Casablanca devient le premier club marocain à remporter cette épreuve, après une domination totale des clubs algériens. C’est l’âge d’or du club casablancais, qui compte dans ses rangs les meilleurs éléments évoluant dans la Ligue du Maroc. Le plus grand de ces joueurs n’est autre que Larbi Ben M’Barek. Celui qu’on a surnommé «la Perle noire?» signe à l’USM en 1935. Dans cette équipe où évolue une majorité de joueurs français, Larbi ne parvient pas à trouver sa place pendant la première saison. Il joue en équipe réserve et, le reste du temps, exerce son métier de pompiste. L’année suivante, il réussit enfin à s’imposer par sa technique et l’élégance de son jeu. Mais Ben M’Barek ne restera que deux années de plus, avant de traverser la Méditerranée pour signer à l’Olympique de Marseille où il fera le bonheur du public phocéen.

- Un enjeu nationaliste

Ce transfert est une sorte de reconnaissance du talent de toute une génération de joueurs «indigènes» qui, enfants, ont appris le football en jouant avec des boules de chiffons. Depuis le début du protectorat, le football est devenu, inconsciemment, un moyen d’assimilation. Au cours de cette décennie 1930, qui voit l’émergence du mouvement nationaliste marocain, le football devient également un outil formidable d’affirmation de l’identité nationale et culturelle. Cela commence par l’apparition de clubs dont l’appellation fait référence directement au nom du pays : Maghreb F.B de Rabat en 1930, Maghreb F.B de Casablanca en 1938… Le football fait désormais partie intégrante du jeu politique qui commence à opposer les nationalistes marocains aux autorités françaises. Les revendications d’indépendance ne sont pas encore à l’ordre du jour, mais le football, et le sport en général, vont contribuer aux requêtes réformistes du mouvement nationaliste urbain au Maroc. Le principal objectif est d’en finir avec l’injustice et la ségrégation. En atteste l’histoire de la création de l’un des plus grands clubs marocains, le Wydad Athletic Club (WAC).

Tout débute en 1935, lorsque quelques musulmans et juifs commencent à fréquenter les piscines qui entourent le port de la ville blanche. L’accès à ces infrastructures sportives est alors réservé aux membres des clubs, mais le nombre de Marocains y adhérant ne cesse d’augmenter. Cette situation commence à inquiéter les Européens, qui ne vont pas tarder à renvoyer les Marocains de ces clubs. Deux hommes, Mohamed Benjelloun et Abdellatif Benjelloun Touimi, se donnent pour mission de créer un club qui permettrait aux Marocains d’accéder aux piscines casablancaises. Après plusieurs tractations, le résident général Charles Noguès autorise le Wydad de water polo à voir le jour en 1937. Deux ans plus tard, la section football est créée et, dès le début, dix Marocains figurent dans l’équipe, contre un seul Européen, ce qui va accroître de manière considérable la popularité du club casablancais.

Au cours de l’année 1940, alors que l’Europe s’enfonce dans la violence de la Seconde guerre mondiale, la Ligue du Maroc est suspendue. Elle est remplacée par une autre compétition, la Coupe de Guerre. Le Wydad, qui joue sa première saison, brille lors de ce tournoi en atteignant la finale, avant de s’incliner par un but à zéro face à l’USM. Deux ans après, c’est la reprise de la Ligue et, encore une fois, c’est l’Union Sportive Marocaine de Casablanca qui remporte le titre. Cependant, même si les clubs où évoluent un grand nombre d’Européens, comme l’USM, se montrent en bonne forme pendant cette période de guerre, la rapide défaite militaire de la France en 1940 booste le nationalisme marocain et, avec lui, le nombre de nouveaux clubs dans le royaume. Visiblement, le modèle du Wydad est devenu l’exemple à suivre puisque, quelques années plus tard, des équipes qui vont faire l’histoire du football national comme le Moghreb de Fès (1946), le Kawkab de Marrakech (1947) ou le Raja de Casablanca (1949) sont fondées par des grandes figures du nationalisme marocain.

L’année 1948 est celle du premier sacre du Wydad en championnat. Le titre remporté par l’équipe rouge et blanche n’est pas seulement un exploit sportif, mais aussi un grand coup politique. Le symbole est considérable, puisque c’est le club qui compte le plus grand nombre de joueurs « indigènes » qui triomphe de toutes les autres équipes à majorité européenne. La réussite sportive et le sentiment identitaire vont garantir au WAC des milliers de supporters à travers tout le royaume.

L’année du départ du Père Jégo est également celle où le WAC perd le titre, et c’est l’USM, son grand rival pendant les années du protectorat, qui lui succède en championnat en décrochant par la même occasion son 15e titre, un record. Mais l’année 1953 est aussi celle d’importants bouleversements sur la scène politique. L’envoi en exil du sultan Mohammed Ben Youssef déclenche le compte à rebours final vers l’indépendance. Pour l’USM et les clubs de colons, le crépuscule des dieux commence.

En 1955, le Wydad remporte son cinquième titre de la compétition. Mais c’est la dernière saison de l’épreuve. Le sultan Mohamed Ben Youssef ne va pas tarder à rentrer d’exil pour déclarer l’indépendance du pays. Le rideau tombe sur la Ligue du Maroc, pour laisser la place à un nouveau championnat… et à une nouvelle page du football national.

- Chronologie depuis 1913 jusqu’à la création de la FRMF

1913 Création de l’Union Sportive Marocaine de Casablanca (USM)
1916 Démarrage de la Ligue du Maroc ; le CA de Casablanca est sacré premier champion de cette compétition
1917 Fondation du Racing Athletic Club de Casablanca (RAC)
1919 Création de l’Olympique Marocain
1919 Le Stade Marocain voit le jour
1920 Début du Championnat d’Afrique du Nord
1922 Fondation de l’Atletico Club de Tétouan
1923 L’Association Maghrib Al Aqsa est créée à Tanger
1923 L’Office chérifien des phosphates (OCP) fonde l’Olympique Club de Khouribga
1926 Les clubs marocains font leur entrée dans le Championnat d’Afrique du Nord
1930 Création de la Coupe d’Afrique du Nord
1932 L’USM devient le premier club de la Ligue du Maroc à remporter le Championnat d’Afrique du Nord
1932 L’Association Rabat-Salé est créée
1938 Fondation du Kénitra Athletic Club
1939 La section football du Wydad Athletic Club voit le jour
1946 Driss Benzakour et un groupe de nationalistes créent le Moghreb de Fès
1946 Fondation du Mouloudia Club d’Oujda
1946 Le FUS de Rabat est créé en remplacement de l’Association Rabat-Salé
1946 Fondation du Hassania Union Sport d’Agadir
1947 Driss Benchekroun devient le fondateur du Kawkab Athlétique Club de Marrakech
1947 Création du Tihad Athletic Sport de Casablanca, le club de Hay Mohammadi
1948 Fondation du Sporting Club Chabab de Mohammedia
1949 Un groupe de syndicalistes, parmi lesquels Mahjoub Ben Seddik et Maâti Bouabid, crée le Raja de Casablanca
1952 Le Père Jégo quitte les bancs du Wydad
1955 Dernière saison de la Ligue du Maroc, le Wydad de Casablanca est le dernier champion

Au Maroc la situation était encore plus délicate, car les clivages existaient si bien que les colons refusaient de se mélanger avec les musulmans. Le cas de la création du Wydad de Casablanca est édifiant à plus d'un titre car l'origine est un conflit que l'on peut qualifier d'inter-éthnique. Le port de Casablanca grand centre économique à cette époque était entourée de plusieurs piscines favorisant la pratique du sport. Pour y accéder il fallait faire partie d'un club, dont la plupart était tenus par des colons.

A partir de l'année 1935, les installations furent ouvertes aux marocains musulmans et israélites qui purent en profiter à condition de s'inscrire dans l'un de ces clubs. Lorsque le nombre de musulmans augmenta rapidement, les autorités françaises s'en inquiétèrent et leurs interdirent l'accès. Cet évènement fit germer l'idée de créer un club destiné uniquement aux musulmans et les futurs dirigeants du WA Casablanca décidèrent donc d'en faire les démarches aux autorités de l'époque. Celles-ci furent à chaque fois infructueuses et demeurèrent sans réponse. Il aura fallu finalement l'intervention d'une association franco-marocaine et la décision du résident général Charles Noguès, afin d'obtenir l'agrément nécessaire à son existence.

Depuis 1956, date de l'indépendance du Maroc, le football est devenu le plus populaire, le sport numéro un qui suscite toutes les passions. Il est pratiqué partout, dans les rues des villes et des villages, sur les plages et dans les rares stades dotés d'une bonne pelouse. L'amateurisme a régné pendant quarante cinq ans dans ce domaine, avant que la Fédération  Royale Marocaine de Football  ne décide à réfléchir à instaurer une forme de professionnalisme, pour préserver la compétitivité de ses équipes au niveau international. 

Sur le continent africain, à l'exception de l'unique titre de champion d'Afrique acquis en 1976 à Addis Abeba (Ethiopie), les résultats de l'équipe nationale marocaine n'ont guère été brillants, contrairement à ceux des clubs. Le Raja Casablanca, les FAR de Rabat, le Wydad Casablanca ont, en effet, remporté plusieurs Coupes d'Afrique et du monde Arabe. La dernière en date est la Coupe de la CAF, remportée haut la main par le Raja.

En Coupe du monde, en revanche, le Maroc a été le premier pays africain à se qualifier pour les huitièmes de finale d'une phase finale de Coupe du monde (Mondial 86 au Mexique). En 98, les "Lions de l'Atlas" se qualifié pour la Coupe d'Afrique des Nations et pour FRANCE 98 sans concéder la moindre défaite lors des éliminatoires. Leur prestation lors du premier tour a impressionné la Planète foot. L'Afrique avait les yeux rivés sur eux au Burkina Faso 98, au Ghana-Nigeria 2000 puis au Mali 2002, mais le titre africain semble leur échapper depuis la génération Faras.

- Le football marocain en chiffres

. 4 participations à la Coupe du Monde (1970, 1986, 1994, 1998).
· 1er pays africain 8ème-finaliste du Mondial en 1986 au Mexique.
· Champion d'Afrique des Nations en 1976.
· 3ème de la Coupe d'Afrique des Nations en 1980, 4ème en 1986 et 1988.

                

                                                                                    

                                                                                                                                                                                                                                                                       

- Premières du Football Marocain :

 

- Premier pays africain à atteindre les barrages Euro-africains en éliminatoires de la Coupe du Monde  Maroc-Espagne 1961

- Premier pays africain à avoir franchi le premier tour d'une coupe du Monde Mexico 1986

- Premier pays africain à avoir concouru à l'organisation d'une coupe du Monde Mondial 1994 - Etats-Unis

- Premier pays africain à arbitrer une finale de coupe du Monde Mondial 1998 - France 

- Premier pays africain à aligner un joueur en phase finale de coupe du Monde Suisse 1954 (Abderrahmane Belmahjoub avec l'Equipe de France)

- Seule nation à avoir été classée 3 fois meilleure nation africaine par la FIFA  1997 - 1998 - 1999

- Premier pays africain à participer au championnat du Monde des Clubs  Raja Casablanca en 2000.

- Histoire du championnat du MAROC

Il est organisé au Maroc dès 1911,  organisée par la Fédération française de football lors de son protectorat au Maroc, elle n'eut aucune interruption lors de la Seconde Guerre mondiale contrairement aux ligues d'Alger, d'Oran, de Constantine et de Tunisie, elle fut également membre de l'Union des ligues nord-africaines de football.

A partir de 1956, il est organisé par la Fédération Royale Marocaine de Football(FRMF)

Le championnat du Maroc a connu plusieurs évolutions. D'abord composé de 16 clubs, le championnat est passé à 14 clubs lors de la saison 1958-1959, structure qu'il gardera jusqu'à la saison 1966-1967 où il repasse de nouveau à 16 clubs, puis 18 clubs la saison suivante, avant de revenir à une formule à 16 en 1968-1969.

Cette formule perdura durant toute la décennie 1970, avant que le nombre ne passe à 20 lors de la saison 1980-1981, puis ramené à 18 la saison suivante et 16 clubs la saison d'après.

Lors de la saison 1985-1986, le nombre est augmenté à 20 clubs de nouveau. La saison suivante 1986-1987 connaîtra la mise en place d'une formule inédite comprenant deux groupes de 12 clubs chacun, les quatre premiers de chaque groupe sont qualifiés aux play-offs qui se disputent en mini-championnat.

En 1987-1988, le championnat est ramené à 18 clubs à poule unique, puis à 16 clubs en 1988-1989. Depuis cette saison, le nombre de clubs en division d'élite ne connaîtra plus de changement. A la fin de la saison 1996-1997, un nouveau organe de football a été créé sous le nom de Groupement national de football (GNF), qui deviendra l'organisme responsable des deux premières divisions d'élite de football au Maroc, et qui porteront depuis les noms de GNF1 et GNF2.

En 2007-2008, la Botola fait un grand pas vers le professionnalisme profitant de l'augmentation des Droits TV grâce à des nouveaux contrats conclus avec la SNRT et ART, ainsi que des recettes de sponsoring. La première division est désignée depuis cette saison par le nom de « BOTOLA Pro », qui signifie « Championnat Professionnel » en arabe.

Depuis la saison 2009-2010, GNF a disparu et la Botola est gérée depuis directement par la FRMF.

La division d'élite est composée de 16 clubs, à la fin de chaque saison, le club champion et le vice-champion sont qualifiés pour la Ligue des Champions de la CAF et ceux classés entre la 3e et la 4e place sont répartis entre la Ligue des Champions arabes et la Coupe de la CAF, tandis que les 2 derniers du classement sont relégués en Botola 2.

 - Création de la FRMF

La Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) a été crée juste après l'indépendance en 1956. Elle a pris la relève de la Ligue marocaine de football, l'une des ex-vingt-deux ligues de la Fédération Française du temps du protectorat français sur le Maroc. La FRMF, qui gérait à l'époque 310 clubs, instaura un championnat national, dont le Wydad de Casablanca était le premier vainqueur en 1956. La coupe du trône, basée sur le système éliminatoire, a été lancée pour la première fois en 1957.

En 1960, la FRMF a été officiellement affiliée à la FIFA. Elle adhère à la CAF en 1963.

Depuis, avec des équipes comme celles du WAC, du RAJA, des FAR ou de l'OCK, le football marocain n'a cessé de se développer.

La révélation

Sous la Direction de Blagoje Vidinic , l'équipe du Maroc fait parler d'elle au mondial 70. Elle réussit à tenir en échec la prestigieuse équipe allemande pendant une heure. Beckenbaeur et Gerd Muller arrivent à redresser la barre, mais ce jour là le représentant africain a donné une belle leçon à l'une des plus fortes équipes mondiales. Les coéquipiers de Bamous ont démontré qu’au football, la sous-estimation de l'adversaire, n'est jamais une vertu.

Champion d'Afrique  en 1976

    

Ce fut à Addis Abeba, en 1976 que le Maroc s'était offert son championnat de la coupe d'Afrique des Nations. Au sein de la sélection nationale, durant cette année, Ahmed FARAS, premier ballon d'or marocain, offrit au Maroc son premier, et unique, championnat africain.

Six ans plus tard Le Maroc remporta la médaille d'or aux jeux méditerranéens 1982.

- Coupe du monde  

C'était un certain 11 juin 1986 à Guadalajara au Mexique. Le Maroc joue contre le Portugal. Un match à la portée des portugais disaient les commentateurs. Et pourtant c'est l'inverse qui se produise. L'équipe africaine a gagné 3-1 et a fini tête de groupe devant l'Angleterre. Le monde entier a applaudi la performance des coéquipiers de Zaki. L'Afrique a noté, non sans fierté, que c'est la première fois dans son histoire qu'une de ses équipes se qualifie au deuxième tour d'un mondial.

Après une participation très modeste au Mondial des USA en 1994, les marocains reviennent en force en 1998 en France. Les coéquipiers de Noureddine Naybet ont donné la meilleure des images du football Marocain. Ils ont joué un grand Match face à la Norvège avec laquelle ils ont partagé les points après avoir mené par deux fois au score.

Leur deuxième match les a opposé au grand Brésil contre lequel ils ont perdu logiquement 3-0. Il ont alors tout misé sur leur troisième rencontre contre l'Ecosse à Saint-Etienne, ils ont tout donné, ils ont rempli leur contrat et pourtant ils sont éliminés. Les Marocains qui se voyaient déjà affronter l'Italie en huitièmes on du faire leurs valises car l'incroyable a eu lieu dans l'autre rencontre et la Norvège a battu le Brésil invincible jusque là.

Henri Michel, le sélectionneur national qui sait pertinemment que son équipe est éliminée alors que sous ses yeux, elle vient de remporter un beau succès sur l'Ecosse, 3-0 a du mal à contenir ses larmes. Et on peut le comprendre, il se retire de la pire des façons qui soit!

Alors que faire? Maudire les Brésiliens de ne pas s'être donnés à fond pour faire ce qu'ils avaient à faire ou alors maudire l'arbitre qui a sifflé un pénalty dans les toutes dernières minutes qui n'avait pas lieu d'être, en tout cas le résultat est le même. Les Marocains ont quitté la compétition avec les honneurs et on se rappellera toujours de Salaheddine Bassir, Mostapha Hadji, Kamatcho qui ont su tenir tête aux plus grands et ont mis au grand jour la culture footbalistique Marocaine.

- Les Présidents depuis 1957

- M. Mohamed El Yazidi (1956-1957)
- M. Docteur Boucetta (1957-1962)
- M. Driss Slaoui (1962-1966)
- M. Majid Benjelloun (1966-1969)
- M. Maâti Jorio (1969-1970)
- M. Badreddine Snoussi (1970-1971)
- M. Arsalane Jadidi (1971-1974)
- M. Othman Slimani (1974-1978)
- M. Colonel Mehdi Belmejdoub (1978-1979)
- M. Fadoul Benzeroual (1979-1986)
- M. Colonel Driss Bamous (1986-1992)
- M. Colonel Major Houssaine Zemmouri (1992-1995)
- M. Général Hosni Benslimane (1995-2009)
- M. Ali Fassi-Fihri (2009-2013)
- M. Fouzi Lekjaa (2014...)

 

 

 

 

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